Situation finale

Icône de l'outil pédagogique François Potdevin

L'opération « La grande évasion » se concrétise par un test qui est censé révéler une autonomie minimale pour s'engager dans un milieu aquatique artificiel surveillé.
Ce test révèle avant tout la capacité à enchainer des actions qui nous ont parues essentielles :
  • Se déplacer,

  • Rester sur place,

  • S'immerger.

Mais il révèle aussi, notamment dans la seconde partie, une capacité à rester lucide malgré une fatigue qui pourrait apparaître subitement.

 

Pour les enfants, le jour J (dernière séance du cycle) représente la conclusion de l'aventure où les élèves mettent à exécution leur plan personnel d'évasion. Celui-ci est préparé avec soin lors des séances précédentes et se concrétise par un dessin qui relate leur tactique pour s'échapper. Ce plan consiste dans un premier temps à traverser le bassin dans sa largeur en passant par son centre, point de passage obligé pour couper le système d'alarme. Cette action nécessite de rester sur place, de tourner autour de la zone et de s'immerger sans reprise d'appui. Chacun choisit son point de départ et d'arrivée en fonction de ses possibilités et des tentatives réalisées précédemment.

 

Dans un second temps, les élèves sont confrontés à un défi imprévu et auquel ils n'ont pas été préparés directement : il s'agit de réaliser la traversée du bassin dans sa diagonale. Il leur est raconté qu'un lac « non répertorié » sur les cartes va les obliger à s'engager sans préparation.

 

Cette seconde partie de l'évaluation requiert non seulement les maîtrises de modes de déplacement économiques mais aussi de la capacité à s'engager délibérément dans le milieu aquatique jusqu'à un point de non retour. Comme on peut le voir, le choix des modes de déplacement reste libre, les élèves utilisent leur nage préférée, certains mêmes changent d'équilibre pendant le parcours si des besoins de récupération se font ressentir. En ce sens, ils font preuve d'une attitude sécuritaire parce qu'ils réalisent des choix pertinents dans l'instant.

 

Les chiffres

  • 1500 élèves ont participé à l'opération « La grande évasion » depuis 2003. Les taux de réussite sont satisfaisants puisque 85% des élèves « non nageurs » au départ réussissent la totalité de l'évaluation.
  • Cependant, « La grande Evasion » ne remplace absolument pas les séances de familiarisation à l'école primaire. Ce chiffre de 85% chute considérablement si les élèves, au début de l'aventure n'accepte pas de mettre la tête dans l'eau ou de quitter le contact pied-sol.
  • La grande évasion est donc bien un cycle de rattrapage à partir de pré-requis existants, même minimes. Elle ne résume pas à elle seule tout ce qu'il y a à apprendre pour devenir nageur.

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